Une femme en pleine acceptation de son corps lors d’une séance Rise Boudoir

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Dépasser le blabla de l’amour de soi

Quand j’ai entrepris mon parcours d’amour de soi et de guérison somatique il y a huit ans, j’étais souvent frustrée en voyant les publications qui répétaient qu’il suffisait de s’aimer soi-même et d’aimer son corps.

« Du blabla », que je me disais. « Ce n’est pas si simple. » ..Ou encore : « Ça doit être bien, pour elles ! » en levant les yeux au ciel devant toutes ces publications et citations #amourdesoi.

Même si j’aurais détesté l’admettre, voir ces femmes dans les publications – et même en personne lors d’événements – assumer pleinement leur voix, leur sensualité, leur corps et leur féminité déclenchait quelque chose en moi.

Au fond, je souhaitais leur ressembler, et pourtant j’ai découvert qu’il y avait là des couches de jalousie. Ces couches étaient en fait présentes depuis aussi loin que je me souvienne !

Les voir dans leur pleine puissance inspirait une part de moi, mais ne me donnait pas le pouvoir de changer le regard que je portais sur moi-même. Cela nourrissait seulement l’histoire du « je ne suis simplement pas comme elles ». Je n’arrivais pas à m’imaginer avec ce niveau d’assurance. Des années plus tard, les cycles du « pas assez » se poursuivaient, même si je m’entourais activement de femmes puissantes, que je suivais des formations en développement personnel et que je travaillais en privé avec des coachs pour éplucher les couches de doute, de honte et de mépris de moi-même. Mon mental continuait de me bloquer.

Aucune affirmation n’allait y arriver, peu importe le nombre de fois où je la répétais.

Ce que j’ai découvert, c’est que lorsqu’on n’a pas conscience du pourquoi on ne s’aime pas – et surtout du pourquoi on n’aime pas son corps – on interprétera probablement les publications sur l’amour de soi comme du blabla, exactement comme je le faisais. Elles peuvent même déclencher de la honte, de la culpabilité ou l’histoire du « je ne serai jamais comme elle ».

J’ai fini par comprendre que je ne pouvais pas compter sur les autres pour m’amener à m’aimer : je devais faire le travail moi-même. Et ce travail a commencé en me posant des questions importantes, profondes et honnêtes.

Aujourd’hui, je veux vous partager quelles étaient ces questions à l’époque, parce qu’elles ont été mon point de départ vers un travail de guérison plus somatique, c’est-à-dire ancré dans le corps.

Mais d’abord, sortez de l’idée de vous forcer à AIMER votre corps immédiatement. Vous n’avez même pas à l’apprécier, si c’est là que vous en êtes. Ce vers quoi je veux vous encourager en premier, c’est le respect et la reconnaissance envers votre corps.

Nous ferons cela à travers une série de questions d’écriture :

Notez les parties de votre corps que vous n’aimez pas, ou celles que vous cherchez le plus à changer.

Pour chacune, demandez-vous :

Où ai-je appris qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec cette partie de mon corps ?

Est-ce que je me souviens de mon âge ? Quelle était la situation ?

Quelle histoire ai-je créée à mon sujet à ce moment-là ?

Qu’est-ce que ça fait de vouloir changer cette partie de mon corps ?

Qu’est-ce que vouloir changer cette partie de moi m’a coûté ?

Si je ne change pas cette partie de mon corps, qu’est-ce que je perds ? Qu’est-ce qui est en jeu ?

Je sais que cela peut sembler beaucoup à digérer, mais restez avec moi. La prochaine étape peut se faire en méditation (assise en silence, les yeux fermés) ou par l’écriture. Selon ce qui vous convient le mieux.

Après avoir identifié les pensées et les émotions rattachées à une partie de vous, je veux que vous fermiez les yeux et que vous imaginiez la petite fille de cinq ou six ans que vous étiez, avec exactement les mêmes émotions et croyances à son sujet.

Ces émotions et ces pensées font-elles intrinsèquement partie d’elle, ou les a-t-elle apprises de sources extérieures ? (les médias, les pairs, la famille)

Dans votre esprit, offrez à cette petite fille de l’amour et de la compassion, ou tout ce dont elle a besoin à ce moment-là.

(J’ai une photo de la petite Cait près de mon espace de méditation, comme rappel actif que mon enfant intérieure fait encore pleinement partie de moi. Je vous suggère fortement de faire la même chose !)

Ensuite, rappelez-vous des expériences récentes qui n’auraient pas été possibles sans que votre corps soit exactement comme il est en ce moment.

Qu’est-ce que votre corps a créé récemment ? Peut-être de l’art, peut-être une belle journée au parc en famille, ou hé, peut-être même un ÊTRE HUMAIN ! Écrivez tout cela et laissez-le vous pénétrer.

Maintenant, dressez la liste de TOUTES les parties de votre corps que vous appréciez ou respectez. Vous n’avez toujours pas à les aimer, mais vous pouvez leur reconnaître ce qu’elles ont rendu possible pour vous.

Et puis – peut-être que vous voulez réellement changer une partie de vous, vous remettre en forme ou perdre du poids. Il n’y a absolument rien de mal à cela. Tout ce que je souhaite, c’est qu’en pratiquant des exercices de conscience comme ceux ci-dessus, vous le fassiez depuis un espace de compassion et de respect pour ce que vous avez déjà.

Nos corps, peu importe leur forme ou leur taille, sont des cadeaux. Appuyez-vous sur la gratitude, la compassion et la conscience, et l’amour viendra.

J’aimerais beaucoup avoir de vos nouvelles et vous accompagner davantage dans votre parcours de guérison. Pour me joindre et découvrir mon travail de coach somatique certifiée ICF, rendez-vous ici :

www.riseandembody.com

Avec amour et lumière,

Cait xx

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Votre féminité mérite d’être célébrée. Votre parcours mérite d’être immortalisé. Votre corps mérite d’être admiré.

— Cait-Marie, photographe chez Rise Boudoir

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